Les voyages, dit-on, forment la jeunesse. Dans ce nouvel episode de The Lift, découvrez le parcours de Pierre Lelièvre chez Orange Cyberdefense, qui a profité d’une mobilité internationale pour évoluer tout en s’expatriant en Norvège. De l’ingénierie Micro-SOC à Paris, au poste de Technical Product Owner, à Oslo, son évolution professionnelle s’appuie sur un état d’esprit : il n’y a pas de problème, seulement des solutions.
Pierre a cette capacité à tout challenger de façon très pragmatique. C’est le caractère qu’il faut avoir pour monter en compétences et mener une évolution de carrière au sein de notre filiale, nous dit John-Loyd Hamlet, vice-président MSS Service Design chez Orange Cyberdefense.
John-Lloyd Hamlet, vice-président MSS Service Design chez Orange Cyberdefense : « Nous nous sommes d’abord rencontrés en visio ! Je cherchais un profil affichant un haut niveau de technicité et une approche disruptive. On m’a glissé le nom de Pierre. J’ai donc appelé ses anciens collègues et managers et j’ai vite compris qu’il correspondait à mes attentes, en conjuguant créativité et simplicité. Pierre a cette capacité à tout challenger de façon très pragmatique, avec bon sens. C’est tout à fait le caractère qu’il faut avoir pour monter en compétences et mener une évolution de carrière chez Orange Cyberdefense. »
Pierre Lelièvre, Technical Product Owner chez Orange Cyberdefense : « Pour ma part, j’avais déjà vu Lloyd en réunion, mais il parlait anglais. Lors de notre premier échange, j’ai été très surpris de le voir parler français ! Nous avons bien sûr évoqué des sujets techniques, mais j’ai surtout perçu que Lloyd avait l’envie de changer des choses, avec des responsabilités qui le permettaient. Les promesses de transformation ne sont pas toujours suivies d’effets. Là, je sentais que c’était possible. C’est la raison qui m’a poussé à accepter le poste. »
John-Lloyd : « Pierre avait déjà initié en France le projet Slash, très disruptif, que je voulais répliquer en Norvège. Il s’agit d’ajouter une surcouche à notre système de ticketing pour une meilleure productivité et visibilité au jour le jour. Ce sujet n’était pas très populaire car il touchait aux fondations d’Orange Cyberdefense. Si on se ratait, tout le monde allait être au courant. Mais on y croyait, avec l’appui d’un manager. Nous avons testé plusieurs stratégies et démontré la pertinence du projet. Notre approche a été simple : demander aux analystes ce qui les bloquait dans leur travail, ce qu’ils souhaitaient améliorer. Cette écoute a motivé les analystes et par la suite, ils ont été les meilleurs défenseurs de cette évolution. Cette façon de faire a changé la mentalité de notre organisation. Nous l’avons dupliquée sur d’autres projets avec succès. »
Pierre : « Les Français aiment beaucoup challenger pour détecter ce qui ne va pas, sans forcément apporter de solutions. Pour moi, le problème est toujours un point de départ. J’apprécie les défis quand ils sont constructifs. »
Pierre : « Je sortais de l’école et manquais de connaissances pratiques sur de nombreux sujets. De nature assez réservée, j’ai appris à parler à des collaborateurs, à appeler des clients. Moi qui, étudiant, n’étais pas à l’aise pour commander un plat au restaurant, je me retrouvais à devoir communiquer sur des sujets sérieux, comme des suspicions d’attaques, auprès de 25 clients. En études, on apprend la théorie. En poste, j’ai vraiment mesuré le sens de la mission : j’ai travaillé avec des hôpitaux, des mairies, des entreprises agricoles. Ces activités sont essentielles, leur sécurité aussi. Il nous revient de l’assurer avec responsabilité et engagement. Je ne le mesurais pas à l’école. »
Pierre : « Lorsque j’ai débuté ma carrière chez Orange Cyberdefense, en tant qu’ingénieur Micro-SOC, je sortais de mes études. Installés à Paris, à la Défense, nous étions une petite équipe de 10 personnes, dans un esprit startup, avec une très forte croissance. Au bout de trois ans, nous étions 80 ! Durant cette période, j’ai commencé comme ingénieur en cybersécurité en travaillant sur le Run et le Build (1), bien sûr, mais aussi sur la Recherche & Développement pour améliorer nos services. Au bout d’un an, j’ai évolué pour devenir Produc Owner pour le service Micro-SOC, avec la mission d’optimiser l’outil sur lequel je travaillais. J’ai évolué vers un poste de Technical Product Owner à Oslo. En cinq ans, j’ai fortement consolidé mon parcours. »
Pierre : « Oui, puisque je suis aujourd’hui en poste à Oslo. Pour la petite histoire, au cours de mes études d’ingénieur, je suis parti en Bulgarie, en Erasmus. J’ai adoré cette immersion dans une nouvelle culture, au contact de personnes très différentes qui m’ont enrichi. Je souhaitais multiplier les expériences à l’étranger et devais me rendre en Norvège pour mon stage de fin d’études. Le Covid a contrarié mes plans. J’ai donc effectué ce stage en tant qu’analyste Micro-SOC chez Orange Cyberdefense et j’ai été embauché. Mais j’avais toujours le regret de ne pas m’être rendu à Oslo et la vie parisienne me pesait. En consultant les offres d’emploi sur le site du Groupe, je suis tombé sur un poste d’Analyste sécurité en Norvège. Le hasard faisait bien les choses ! J’ai contacté la responsable des Ressources humaines et la semaine suivante, j’avais un entretien avec Lloyd. Quatre mois plus tard, j’étais en poste. »
Pierre : « Je n’ai pas forcément passé des certifications académiques pour développer mes compétences, mais j’ai travaillé dans des métiers très différents, notamment sur la détection, la remédiation : rien de plus formateur ! »
Pierre : « Il a su détecter ma motivation et m’a permis de me déployer. Dans une grande entreprise, il est difficile de tout chambouler du jour au lendemain. Lloyd m’a aidé à accélérer et s’il n’avait pas été là, ça aurait sans doute pris plus de temps ».
Vincent Bastin, Shared SOC Manager chez Orange Cyberdefense : « Ingénieur production sécurité chez Obian, filiale d’Orange Cyberdefense, je travaille déjà à Lille pour un promoteur immobilier que j’ai installé et qui demandait du service managé. Je suis en formation Build (1) (conception et architecture d’un système d’information) à Massy et nous nous retrouvons, Hervé et moi, dans l’ascenseur. Comme nous prenons le même RER, nous entamons nos premiers échanges dans la rame ! Hervé m’explique qu’il veut monter une équipe à Lille, me présente les objectif et les enjeux. C’est un souvenir marquant. »
Hervé Mazars, manager de Vincent et Head of Security Operation Center chez Orange Cyberdefense : « L’entretien RER s’est poursuivi par des échanges plus formels, bien sûr ! Nous sommes à l’été 2017 à une période où Orange Cyberdefense grandit très vite. Je manage alors une équipe Shared Soc de 20 collaborateurs et face à notre forte croissance, il nous faut des relais en région, notamment dans le nord. Plusieurs personnes en interne me poussent à examiner la candidature de Vincent. Avant de le rencontrer, je ne suis pas sûr que quelqu’un n’ayant jamais fait de management soit capable de démarrer une équipe « from scratch ». Et puis je le rencontre et ça matche immédiatement. »
L’épreuve CTF - « Capture The Flag » - organisée par Orange Cyberdefense auprès des étudiants illustre très bien le fameux « Hacking spirit ». J’aime beaucoup cet état d’esprit, car on est surtout jugé sur le chemin pris pour résoudre un problème, et pas forcément sur la résolution en elle-même, décrit Pierre avec enthousiasme.
John-Lloyd : « J’apprécie sa manière de simplifier les problèmes et de trouver rapidement des solutions. Pierre arrive avec sa couche technique pour créer des scripts et résoudre des problématiques en innovant : c’est impressionnant ! Pierre sait aussi se driver tout seul : nous avons beaucoup de choses à faire, et la question de l’autonomie est essentielle. J’ai vite compris que je pouvais lui faire confiance et dormir sur mes deux oreilles. »
Pierre : « De mon côté, si j’étais sans cesse scruté et obligé de rendre des comptes, ça ne me conviendrait pas ! »
John-Lloyd : « Avant même d’être performant techniquement, c’est la curiosité qui prime. En tant que manageur, c’est ce que je cherche à détecter chez un candidat. Puis l’audace : pour évoluer, il faut être force de proposition. Pour ces profils, les opportunités de carrière seront toujours là. »
Pierre : « J’ai moi-même bénéficié d’une évolution professionnelle rapide, avec une forte mobilité internationale : il ne faut pas avoir peur d’oser et d’insister, pour ouvrir le champ de ses perspectives. »
Pierre : « Un exemple l’illustre très bien, c’est la fameuse épreuve CFT - Capture The Flag – organisée par Orange Cyberdefense auprès des étudiants. Le principe : pendant une journée, les participants s’affrontent individuellement pour relever une série de défis techniques. Lorsque j’étais en France, c’était un prérequis pour être embauché. J’aime beaucoup cet état d’esprit, car on est surtout jugé sur le chemin pris pour résoudre un problème, et pas forcément sur la résolution en elle-même ».
John-Lloyd : « Effectivement, c’est une excellente méthode qui démontre qu’Orange Cyberdefense recherche de la créativité, l’innovation, plutôt que des profils studieux qui suivent scrupuleusement les étapes de 1 à 10. Notre intérêt se porte vers ceux qui affichent de la curiosité, des tentatives originales pour résoudre une problématique. Le « hacking spirit », c’est la capacité à penser autrement. »
Pierre : « Notre particularité, c’est d’être en relation à distance, puisque je suis à Oslo et Lloyd à Amsterdam. L’éloignement pourrait être perçu comme un frein, pourtant ça fonctionne. »
John-Lloyd : « Pierre est quelqu’un qui ne nécessite aucun micro-management. Il dispose d’une ligne directive et la suit, va chercher les bonnes personnes. J’avoue que j’ai parfois été très agréablement surpris de son sens de l’initiative. Le travail à distance n’est donc pas une contrainte. »
Pierre : « Aujourd’hui, l’IA ne change pas fondamentalement notre manière de travailler, mais je pense que dans un futur proche, entre trois et dix ans, nos métiers auront considérablement évolué. Pour l’heure, nous sommes dans le flottement. »
John-Lloyd : « Je rejoins Pierre : il ne s’agit pas d’une impression, le marché est attentiste. Beaucoup d’entreprises se sont lancées dans l’IA et le retour sur investissement est compliqué. Nous utilisons cet outil pour gagner en productivité au sein de nos équipes, non pas comme une brique à part, mais dans une approche transversale. Notre plus grand défi est d’arriver à bloquer des attaquants qui utilisent les mêmes outils que nous, mais qui disposent de plus de temps pour élaborer leurs attaques. »

19 juin 2026 | Actualités