
D'autres vulnérabilités (CVE-2026-32201, CVE-2026-45659, CVE-2026-58644 et CVE-2026-56164) sont également activement exploitées, ce qui accroît encore le niveau de risque global.
La vulnérabilité critique CVE-2026-50522, qui affecte Microsoft SharePoint Server on-premise, est activement exploitée par des acteurs malveillants, selon DefusedCyber et WatchTowr. Elle repose sur un problème de désérialisation non sécurisée permettant à un attaquant distant d’exécuter du code arbitraire sur un serveur SharePoint.
Par ailleurs, contrairement aux premiers signalements, ZDI a indiqué qu’aucune authentification n’est nécessaire pour exploiter cette vulnérabilité. Les attaques ont commencé peu après la publication d’une preuve de concept (PoC) publique, avec des tentatives de compromission de serveurs vulnérables visant à récupérer les clés machine nécessaires à une persistance à long terme. DefusedCyber a également décrit des tentatives d’exploitation s’appuyant sur un vecteur de désérialisation .NET ciblant un point de terminaison d’authentification SharePoint. Les requêtes observées ne nécessitaient pas d’authentification, ce qui concorde avec le scénario d’exploitation non authentifiée décrit par ZDI.
La PoC rendue publique exploite une chaîne d’attaque fondée sur l’envoi d’un objet .NET malveillant contenant une charge utile BinaryFormatter, intégrée dans un SecurityContextToken falsifié. Cet objet est transmis via une réponse de connexion WS-Federation envoyée au point de terminaison SharePoint /_trust/default.aspx. Lorsque le serveur vulnérable traite ce contenu et effectue l’opération de désérialisation, la charge utile peut déclencher une exécution de code arbitraire à distance.
Les attaquants exploitent cette vulnérabilité pour récupérer les clés machine ASP.NET à partir des serveurs IIS SharePoint, utilisées pour générer des jetons d’authentification valides. Une fois ces clés obtenues, un attaquant peut usurper l’identité d’utilisateurs légitimes, accéder aux sites SharePoint, aux documents et aux ressources accessibles à l’identité falsifiée. Cela permet également de maintenir un accès persistant, y compris après l’application du correctif de sécurité.
La CISA a également signalé que d’autres vulnérabilités affectant SharePoint Server, notamment CVE-2026-32201, CVE-2026-45659 et CVE-2026-58644, sont activement exploitées.
La précédente publication Patch Tuesday comprend également d’autres failles SharePoint dont l’exploitation n’a pas, à ce jour, été confirmée.
Nous vous recommandons d’appliquer dès que possible les correctifs de sécurité ou les mesures de contournement publiés par Microsoft. Pour illustrer la gravité de cette vulnérabilité, la CISA n’a accordé aux agences fédérales américaines que trois jours pour réduire les risques associés à ces vulnérabilités SharePoint.
L’application du correctif de sécurité seule n’est pas suffisante dans les cas où une exposition préalable a pu avoir lieu. Il est recommandé d’analyser les serveurs concernés, de faire pivoter les secrets potentiellement compromis, en particulier les clés machine et les identifiants associés, et de rechercher d’éventuels indicateurs de compromission dans les journaux SharePoint, IIS et système.