
Comment évoluer d’un poste d’expert technique à celui de manager ? Dans cet épisode de « The Lift », Vincent Bastin revient sur son évolution de carrière et les opportunités d’évolution professionnelle offertes par Orange Cyberdefense, grâce à la mobilité interne, au développement des compétences et à la confiance de son manager, Hervé Mazars.
Chez Orange Cyberdefense, l'audace est payante. Avec des capacités et de l'envie, on peut évoluer, témoigne Vincent Bastin, Shared SOC Manager chez Orange Cyberdefense.
Vincent Bastin, Shared SOC Manager chez Orange Cyberdefense : « Ingénieur production sécurité chez Obiane, filiale d’Orange Cyberdefense, je travaille déjà à Lille pour un promoteur immobilier que j’ai installé et qui demandait du service managé. Je suis en formation Build (1) (conception et architecture d’un système d’information) à Massy et nous nous retrouvons, Hervé et moi, dans l’ascenseur. Comme nous prenons le même RER, nous entamons nos premiers échanges dans la rame ! Hervé m’explique qu’il veut monter une équipe à Lille, me présente les objectif et les enjeux. C’est un souvenir marquant. »
Hervé Mazars, manager de Vincent et Head of Security Operation Center chez Orange Cyberdefense : « L’entretien RER s’est poursuivi par des échanges plus formels, bien sûr ! Nous sommes à l’été 2017 à une période où Orange Cyberdefense grandit très vite. Je manage alors une équipe Shared Soc de 20 collaborateurs et face à notre forte croissance, il nous faut des relais en région, notamment dans le nord. Plusieurs personnes en interne me poussent à examiner la candidature de Vincent. Avant de le rencontrer, je ne suis pas sûr que quelqu’un n’ayant jamais fait de management soit capable de démarrer une équipe « from scratch ». Et puis je le rencontre et ça matche immédiatement. »
Vincent Bastin : « Lorsque je prends le poste de Technical Account Manager (« TAM ») à Lille, j’ai un profil très technique et je n’ai effectivement jamais fait de management. Quand on a un problème avec un équipement, on redémarre et ça fonctionne. Avec les équipes, c’est bien différent : j’ai appris la gestion managériale, la relation hiérarchique entre les personnes. »
Hervé Mazars : « Je rajoute qu’assez naturellement, Vincent a réussi à créer une équipe et un très bon état d’esprit. Il faut savoir que Vincent est ceinture noire de judo et il enseigne cette discipline dans sa vie personnelle. Les valeurs du judo, il les applique au travail. »
Vincent Bastin : « En 2014, j’intègre Obiane, filiale d’Orange Cyberdefense, en tant qu’ingénieur production sécurité et réseaux. Deux ans plus tard, je rejoins le groupe comme ingénieur production sécurité, puis ingénieur exploitation client, réalisant ainsi un passage du « Build » au « Run » (1). Sous l’impulsion d’Hervé, j’évolue vers un poste de Technical Account Manager. Aujourd’hui, j’occupe le poste de Shared Security Operation Center Manager. En peu de temps, j’ai profité d’une forte évolution professionnelle, avec un nouveau défi tous les deux ou trois ans. »
Vincent : « Oui, et même d’une double mobilité ! Interne d’abord, puisque je suis passé de la filiale Obiane à Orange Cyberdefense. Et aussi d’une mobilité managériale, puisque je suis passé d’un poste technique à un poste de manager. »
Vincent Bastin : « J’ai étoffé mes compétences techniques en passant plusieurs certifications et j’ai fait partie d’un programme qui valorise le savoir-faire, le savoir-être et le faire-savoir. Cette certification propose de présenter un projet qui devient une offre ou un apport pour l’entreprise, présentée en Comité de direction. Et bien sûr, côté management, j’ai été formé sur les aspects communication. En venant de la technique, je parle le même langage que mes équipes : je connais leur métier, leurs besoins. »
Hervé Mazars : « Vincent a une autre qualité essentielle : il comprend que d’autres peuvent prendre un chemin différent pour viser le résultat attendu. Dans nos métiers où il faut être innovants, penser différemment, c’est primordial. Son état d’esprit : « Je te fais confiance, je te laisse faire, prouve-moi que ça fonctionne ». Les collaborateurs sont responsables de leur propre réussite. Et ça marche. »
Vincent Bastin : « Il m’a fait confiance, alors que j’avais un profil 100% technique, sans aucune formation en management. Il m’a aussi appris à avoir la bonne posture dans la relation hiérarchique au sein de l’équipe. »
Si Vincent était un animal, il serait un grizzly : il sait très bien gérer les situations de crise, avec une grande maîtrise du stress, nous dit Hervé.
Hervé Mazars : « J’ai immédiatement apprécié son intégrité, son énergie, son humilité. Sa parole est claire, simple, construite, avec une grande qualité d’écoute. Je n’avais pas besoin de challenger Vincent sur la technique, car il avait déjà fait la démonstration de ses compétences. Il était déjà sur ma liste pour occuper un poste de « TAM », par son humilité, son sens du partage et de l’équipe, sa façon de mettre les autres en avant. J’ai vu chez lui tous les éléments d’un bon manager, avec beaucoup de savoir-être. En 2017, comme on grossissait tous les six mois, l’enjeu était d’anticiper chaque étape et de gérer notre réussite. Vincent a été sur tous les fronts : reprendre le lead d’un compte, encadrer des apprentis, manager le « Build » et gérer seul le « Run » (1), être en avant-vente et au commerce. Il a relevé chacun de ces défis. Cette expérience m’a aussi challengé dans mon poste de « manager de managers ». J’ai grandi en comprenant que lorsqu’une équipe s’étoffe, il faut savoir transmettre les clés à d’autres managers. »
Vincent Bastin : « Si on veut évoluer, il faut savoir y mettre de l’énergie, sans attendre qu’on nous tende des opportunités sur un plateau. Je suis passé du Build au Run(1), du poste de SOE (2) à celui de « TAM » parce que j’avais envie d’évoluer : j’en ai parlé à mon manager et les choses se sont faites assez naturellement. Chez Orange Cyberdefense, l’audace est payante. Dans notre équipe, nous avons accueilli un jeune alternant, Julien, qui était très timide. Il s’est avéré qu’il était pourtant un monstre de technique. Il a intégré le groupe Talent E-Booster, et maintenant, il est devenu TAM et tient à lui tout seul un client institutionnel de premier plan. Avec des capacités et de l’envie, on peut évoluer. »
Hervé Mazars : « C’est vrai, l’audace compte et en tant que manager, on accompagne ceux qui en font preuve. Orange Cyberdefense propose de véritables opportunités, mais il faut être attentif sans être attentiste, saisir les occasions, discuter avec les RH. Nous avons la chance de faire partie d’un Groupe, avec des perspectives intéressantes et un environnement stimulant. Chez nous, la pyramide des âges se situe autour de la trentaine. Les seniors bénéficient des apports de juniors, qui ont une approche des problématiques générationnelle, avec des idées nouvelles, un regard différent. »
Vincent Bastin : « Chez Orange Cyberdefense, bien sûr, il y a des process, des Business Units. Mais on peut aussi s’en affranchir lorsque c’est nécessaire, pour répondre aux besoins de clients. Nous avons réussi, en région, à créer des passerelles entre le Build et le Run (1), alors que nous étions dans des cellules différentes. C’est un exemple d’approche « sans couture », un mode de travail transversal qui est possible chez Orange Cyberdefense. Nous avons cette latitude pour faire le pas de côté. »
Hervé Mazars : « Le « Hacking spirit », c’est effectivement savoir penser au-delà de ce qui est établi et des cadres connus. Il s’agit d’être imaginatifs, tout en restant intègres. Réfléchir autrement, penser autrement, c’est le défi qu’a relevé Vincent avec brio. »
Hervé Mazars : « J’ai challengé Vincent sur un dossier pour un client dans le secteur aéronautique, et il m’a largement surpris. Le sujet était alambiqué, pas dans notre périmètre, et j’avoue que je pensais à un plan B, parce que je craignais d’aller dans le mur. Et voilà Vincent qui prend le sujet à bras le corps, mobilise les équipes, structure les choses... Il m’a bluffé par sa force tranquille. D’ailleurs, s’il était un animal, il serait un grizzly : il sait très bien gérer les situations de crise, avec une grande maîtrise du stress. »
Vincent Bastin : « Et toi, tu serais un hibou, avec un mélange de sagesse et d’observation, une vision à 360. De mon côté, je crois qu’Hervé a vu avant moi là où j’allais aller. Moi, j’ai progressé chaque marche après l’autre, avec une base saine à chaque étape. Mais Hervé sait voir plus loin, il m’aide à relever la tête quand je suis trop dans le guidon. Et demain qui sait, dans mon développement professionnel, peut-être que j’aurai les deux pieds dans le management ou dans la direction technique. »
Vincent Bastin : « J’utilise couramment l’intelligence artificielle pour développer des outils, j’en ai un usage technique pour effectuer des recherches, mais toujours sous contrôle. »
Hervé Mazars : « Nous sommes encore dans une phase d’acculturation. On place beaucoup de choses derrière l’IA sans qu’on arrive à bien les définir. Bien sûr, il faut faciliter son utilisation supervisée, mais il est nécessaire de mûrir collectivement sur ce sujet ».
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19 juin 2026 | Actualités