Le parcours d’Ellinor Bergfeldt montre qu’une carrière peut évoluer au fil des expériences, des apprentissages et des opportunités internes. De l’ingénierie SOC au poste de Cybersecurity Consultant, elle a progressivement élargi son périmètre et renforcé son expertise. Son témoignage illustre aussi l’importance des perspectives d’évolution, de la curiosité et de l’accompagnement pour faire évoluer sa carrière.
« Il y a toutes sortes d’opportunités de carrière chez Orange Cyberdefense, avec de la mobilité interne : j’en suis un exemple concret. »
Ellinor Bergfeldt
Ellinor Bergfeldt, Cyber Security Consultant Suède : « Je me souviens qu’avant même de prendre mes fonctions chez Orange Cyberdefense, j’avais été invitée à une activité frisbee. C’est là que j’ai rencontré Alexander pour la première fois. Nous avons échangé de manière informelle. »
Alexander Thore, Technical Lead Managed Services, Security Operations Center Suède : « Ellinor a commencé dans le même département que celui où je travaillais, et effectivement, avant sa prise de fonction, elle est venue à des activités de team building. J’ai assez vite perçu qu’elle était déjà senior en arrivant : je voyais qu’elle aimait prendre des responsabilités, avoir une vision d’ensemble. Seule une personne sur dix dispose de ce genre de capacités. Moi aussi, dans mon parcours, mes managers ont rapidement repéré que je pouvais faire plus que résoudre des tickets. »
Ellinor : « Je demandais tout à Alexander, et tout le temps ! J’ai appris au fil de l’eau, dans mes tâches quotidiennes et grâce à un environnement stimulant. Alexander m’a formée à la plateforme Delivery Client, puis il m’a accompagnée dans l’onboarding client et l’activation de service. »
Alexander : « Les projets d’activation de service chez les clients sont toujours exigeants, même pour un senior. On se retrouve parachuté dans une situation et le client demande immédiatement : comme pouvez-vous résoudre ce problème ? Comment corriger cela ? Il faut s’adapter très vite et avoir des réponses pertinentes. Lorsque nous avons fermé notre département SOC en Norvège, la Suède a repris tous les clients existants. Il devait y en avoir huit ou dix, et Ellinor en a récupéré au moins la moitié. Le défi a dû être important, car ces dossiers nous étaient livrés dans une logique de consultant plutôt que dans une approche d’opérations. Toute la documentation était obsolète, certaines choses n’avaient pas été totalement livrées. Ellinor s’est immergée et a tout remis d’aplomb. Les clients étaient ravis. »
Ellinor : « Aucun conseil, je suis parfaite. Je plaisante. Je pense que j’avais du mal à accepter la critique. Je prenais trop les remarques personnellement et je me jugeais trop durement lorsque je commettais des erreurs. Mon conseil serait donc d’être moins dure avec moi-même. »
Alexander : « Ne pas essayer de tout écraser sur mon passage ! Je venais d’un monde où tout le monde donnait des ordres à la baguette, en criant : j’ai dû m’adapter. »
Ellinor : « J’ai démarré en 2023 comme ingénieur SOC sur le support firewall et sur nos services de firewall managés. Cet hiver, j’ai postulé pour devenir Cybersecurity Consultant sans trop y croire. J’avais déjà trois ans d’ancienneté dans mon poste et je commençais à m’interroger sur mes perspectives, mes envies d’évolution. Je voulais plus de liberté et travailler plus étroitement avec les clients, au lieu d’être limitée à un service opérationnel ou un contrat. Une semaine après avoir parlé au Manager des consultants, il voulait que je rejoigne l’équipe. Ça s’est décidé en 24 heures. »
Alexander : « J’ai pour ma part été surpris par cette évolution, car je ne m’y attendais pas. Mais je suis toujours content quand quelqu’un se lance un nouveau défi et le trouve en interne, plutôt qu’ailleurs. Vouloir évoluer en interne est le signe qu’on se sent bien dans l’entreprise. »
Ellinor :« Depuis mes débuts, j’ai obtenu 8 ou 10 certifications. C’est important de développer ses compétences. Certaines formations ont été impulsées par mon manager, qui voulait que je progresse sur certains points. D’autres l’ont été à ma demande, avec la possibilité de m’inscrire gratuitement à des cours. Celle qui m’a le plus fait monter en compétences, c’est la formation Check Point Certified Troubleshooting Expert (CCTE). C’est sans doute la certification dont je suis la plus fière. »
Alexander : « Au-delà de ses compétences techniques qui sont avérées, Ellinor dispose de nombreuses soft skills. J’ai repéré des qualités de leadership et une forte envie d’apprendre. Je dirais qu’Ellinor est très directe dans ses retours, ce qui est assez rare chez les profils techniques. En général, ils craignent le conflit ! Ellinor est très douée pour donner du feedback. »
Ellinor : « Il y a toutes sortes d’opportunités de carrière chez Orange Cyberdefense, avec de la mobilité interne : j’en suis un exemple concret. Je conseillerais d’être curieux, de parler aux gens, d’aller voir ce que font d’autres départements. Nous sommes une communauté de 3500 experts ! L’esprit d’initiative est fortement encouragé et on nous en donne les moyens. »
Alexander : « Bien sûr, il y a des possibilités, et beaucoup d’avantages. En Suède, le package est très attractif pour beaucoup de gens. Et il est aussi passionnant de travailler avec des grands comptes, des administrations, des banques. Il est aussi possible de se former, soit sur le temps de travail, soit sur son temps libre. Ici, en Suède, nous travaillons depuis cinq ans sur un projet innovant de collaborateur autonome qui est en train d’être dupliqué à toute l’organisation d’Orange Cyberdefense. Être collaborateur autonome signifie que chacun doit pouvoir prendre toutes les décisions dont il a besoin pour travailler. Pour les activités quotidiennes, nous ne devrions pas avoir besoin d’un manager. C’est l’esprit de ce projet, avec le moins de micro-management possible. C’est à la fois très agréable et exigeant. »
Alexander : « Je crois que si Ellinor était un animal, elle serait une abeille, pour son côté intelligent et travailleur. Et qui veut absolument faire partie d’un groupe. »
Ellinor : « Alexander serait plutôt une chouette, pour l’intelligence et la sagesse ! »
Ellinor : « J’utilise l’IA ponctuellement, pour générer un texte, réécrire un e-mail ou pour certaines tâches. Je n’en ai pas d’autre usage pour le moment. »
Alexander : « Je suis un peu de la vieille école, je n’utilise pas l’IA dans ma vie personnelle. Au travail, ça m’arrive ponctuellement. Je participe justement au projet pilote d’un nouvel outil d’IA, destiné à assister et entraîner des agents IA pour nous décharger de notre travail quotidien. Dans ce cadre, j’ai reçu la liste des choses pour lesquelles l’IA n’est pas bonne. Ce sont toutes les tâches qui constituent mon métier ! Je ne risque pas encore d’être remplacé. Je pense que l’IA est très bonne pour automatiser des tâches répétitives. Là où nous pouvons économiser le plus d’argent et où l’IA serait vraiment utile, c’est dans le développement logiciel. »
Hervé Mazars : « J’ai challengé Vincent sur un dossier pour un client dans le secteur aéronautique, et il m’a largement surpris. Le sujet était alambiqué, pas dans notre périmètre, et j’avoue que je pensais à un plan B, parce que je craignais d’aller dans le mur. Et voilà Vincent qui prend le sujet à bras le corps, mobilise les équipes, structure les choses... Il m’a bluffé par sa force tranquille. D’ailleurs, s’il était un animal, il serait un grizzly : il sait très bien gérer les situations de crise, avec une grande maîtrise du stress. »
Vincent Bastin : « Et toi, tu serais un hibou, avec un mélange de sagesse et d’observation, une vision à 360. De mon côté, je crois qu’Hervé a vu avant moi là où j’allais aller. Moi, j’ai progressé chaque marche après l’autre, avec une base saine à chaque étape. Mais Hervé sait voir plus loin, il m’aide à relever la tête quand je suis trop dans le guidon. Et demain qui sait, dans mon développement professionnel, peut-être que j’aurai les deux pieds dans le management ou dans la direction technique. »

19 juin 2026 | Actualités