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Devenir manager chez Orange Cyberdefense

Aicha Mir, que nous avions interviewée l’an dernier, est devenue entre-temps manager d’équipe. Un rôle qu’elle prend très au sérieux et sur lequel elle a beaucoup réfléchi.

Nous l’avions rencontrée il y a un an. A l’époque, Aicha était consultante sécurité senior, à la tête du pôle de compétences « Sécurité des SI industriels et IoT ». Elle accompagnait également nos clients dans leur mise en conformité au Règlement général sur la protection des données (RGPD) et racontait avec passion ce qui l’avait conduite vers ce métier : le challenge, le goût pour les échanges et le fait qu’en cyber, il est « difficile de s’ennuyer ».

Depuis, que s’est-il passé ? Si Aicha poursuit toujours ses missions liées au RGPD, la jeune femme s’est aussi spécialisée dans les audits de sécurité. Le pôle cybersécurité industrielle, qu’elle coordonne, réunit aujourd’hui une vingtaine d’experts.

Aussi et surtout, un changement majeur s’est opéré pour la consultante. Si elle a pris les devants pour demander une évolution – passer de consultante “senior” à “principale” – son supérieur hiérarchique voit plus loin pour elle. « Chez Orange Cyberdefense, nous pouvons choisir la voie de l’expertise ou celle du management. Je pensais me tourner vers la première, mais j’ai été pressentie pour devenir manager. Je coordonnais déjà une équipe d’une vingtaine de personnes via le pôle sécurité industrielle. J’ai pris le temps de la réflexion pour être sûre que j’étais à la hauteur de la mission », se souvient-elle.

Appliquée, consciencieuse, la jeune femme fait des recherches. Elle en parle à son entourage, se projette. La proposition l’enthousiasme. Devenir manager oui, mais comme tout ce qu’elle entreprend, elle le fera bien. Elle réfléchit à une question simple, mais cruciale : qu’est-ce qu’un bon manager ?

La réflexion avant la confirmation

Aicha passe un assessment face à un jury composé d’experts, de membres du comité de direction et des ressources humaines. Elle choisit d’y exposer sa vision du management. Pour se préparer au mieux, un ami lui conseille de lire un ouvrage pour l’aider, celui de Dale Carnegie, Comment se faire des amis ? Doté d’un titre volontairement provocateur, le livre est en réalité un guide pour développer et maintenir des relations saines avec les autres, en cultivant la bienveillance. « Ce livre m’a beaucoup aidée dans la préparation de ma soutenance. Il rappelle quelque chose de simple, mais que nous avons tendance à oublier : nous sommes des humains, pas des automates. Cette idée a été mon point de départ. Je n’allais pas gérer des machines mais des hommes et des femmes, des êtres émotionnels. Le droit à l’erreur et la bienveillance sont donc essentiels », explique Aicha.

L’exposé fait mouche. La consultante décroche la promotion. Depuis avril dernier, Aicha est officiellement à la tête d’une équipe de six personnes.

L’envie de bien faire

« Pour moi, un manager a deux rôles principaux : faire en sorte que chaque membre de l’équipe trouve sa place et que tout le monde évolue », explique Aicha avant d’ajouter : « Si j’en suis là aujourd’hui, c’est parce que des managers m’ont aidée, m’ont poussée à aspirer à plus que ce que je voyais pour moi-même. Je veux faire de même pour d’autres », explique-t-elle.

Autre point important pour la jeune femme : ne pas tomber dans l’écueil de ce qu’elle appelle le « manager expert » : « C’est celui qui sait, tout, tout le temps. Honnêtement, il n’y a rien de pire », dit-elle en riant, avant de reprendre son sérieux : « Il faut être prêt à se tromper, à ne pas savoir. Bien sûr, ce n’est pas facile d’être pris en défaut ».

Ce qu’elle redoute ? Les conflits, qui ne sont « jamais agréables, mais inévitables » selon ses mots. « Pour l’instant, je n’en ai pas eu, mais ça va arriver, c’est sûr », anticipe-t-elle. Aicha se sent prête. « Avec les années, on apprend à se connaître, on s’améliore. Je sais que j’ai tendance à vouloir solutionner un problème vite et seule. J’ai appris à adapter mes réactions en cas de stress », détaille Aicha.

Gérer la pression

Le stress, justement, est une problématique sur laquelle elle a réfléchi. Sa règle d’or : « Au forfait, pas plus de deux projets émotionnellement prenants par consultant. C’est une limite que j’essaye de ne pas franchir. Les situations d’épuisement professionnel arrivent beaucoup plus vite qu’on ne le croit ».

Son challenge sera aussi d’appliquer cette règle à elle-même. En plus du pôle de compétences, du management et de ses missions d’accompagnement, Aicha participe aux rendez-vous d’avant-vente. Cette activité n’est portée que par les consultants seniors. Il s’agit de collaborer avec l’équipe commerciale pour répondre à un besoin client. La jeune femme intervient sur trois axes : elle aide à la compréhension de la problématique, propose une solution adaptée (sur mesure s’il le faut) et donne des éléments concrets de comparaison via des retours d’expériences sur des contextes similaires afin que le client puisse se projeter.

La moitié des rendez-vous d’avant-vente sur lesquels elle est intervenue se sont soldés par une signature l’an dernier. Cette culture forte du résultat, comme son goût prononcé pour le travail bien fait, seront sans doute des qualités essentielles pour sa réussite dans sa nouvelle fonction.